Znika
Tadrart Rouge - Djanet

Périple Djanet-ien

Jour 1: La découverte On ne part jamais vraiment vers le désert.....On y retourne. Dès les premiers kilomètres, le bruit du monde s’estompe. Les notifications disparaissent. Le temps ralentit. ZNIKA ne nous conduit pas seulement quelque part : ils nous désinstallent doucement de la vie ordinaire. Tadrart Rouge apparaît sans prévenir. Rouge, oui, mais surtout vivante. Chaque roche semble avoir une mémoire. Chaque silence a quelque chose à dire. Meme le son des pas semble parler, et cette sensation étrange d’être minuscule… mais exactement à sa place. Jour 2: Marcher dans le temps Ici, on ne visite pas... On traverse des millénaires. Les peintures rupestres ne sont pas des vestiges : ce sont des messages. Des mains posées sur la pierre pour dire “nous avons été là”. Girafes, bœufs, silhouettes humaines… Une Algérie préhistorique, verdoyante, sensible, oubliée. Je marche lentement. Pas par fatigue, par respect. ZNIKA connaît ces lieux comme on connaît un ami ancien : sans les expliquer trop, sans les posséder. Ils laissent l’espace faire son travail. Jour 3: Le luxe du vide Le désert est radical...Il enlève tout ce qui est en trop. Plus de décor. Plus de rôle. Plus de performance. Juste soi, face à soi. Je réalise que le vrai confort n’est pas matériel. C’est de n’avoir rien à prouver. Le soir arrive sans spectacle inutile. Le ciel devient une carte céleste. Les étoiles sont indécentes de beauté. Autour du feu, peu de mots parlés, mais beaucoup de mots chantés, Et c’est parfait ainsi. Jour 4: L'invité permanent Une tente. Une nuit. Mille silences. Le vent raconte des histoires que personne n’a écrites. Le sable s’invite partout, comme pour s’assurer qu’on n’oubliera pas où l’on a dormi. Le matin, le soleil ne se lève pas : il révèle. Chaque réveil ici est une naissance discrète. Le désert ne t’applaudit pas. Il t’accepte. ZNIKA veille. Toujours. Sans bruit. Jour 5: Près du retour, mais jamais prêt. On repart avec du sable dans les chaussures, dans les poches, dans la tête. Mais surtout avec quelque chose de déplacé à l’intérieur. Le désert ne promet rien. Il montre. Et ce qu’il montre reste longtemps. Merci ZNIKA, pour l’authenticité sans folklore, pour le respect sans mise en scène, pour avoir rendu le Sahara réel comme un rêve qu’on n’a pas besoin d’exagérer.

Périple Djanet-ien